• Legend (Legend T.1), mon introduction à la dystopie YA

    Legend (Legend T.1), mon introduction à la dystopie YA

    Ma note : 17/20

    Fiche Technique

    Titre : Legend 

    Genres : [Young Adult] Dystopie, Révolution, Action, Amour & Amitié, Guerre, politique

    Auteure : Marie Lu

    Année : 2011

    Pays d'origine : Drapeau des États-Unis Etats-Unis

    Nombre de pages : 305

    Adapté : Oui, en graphic novel

    Synopsis: ENTREZ DANS LA LÉGENDE...
    June est un prodige. À quinze ans, elle fait partie de l'élite de son pays. Brillante et patriote, son avenir est assuré dans les hauts rangs de l'armée.
    Day est le criminel le plus recherché du territoire. Né dans les taudis qui enserrent la ville, il sévit depuis des années sans que les autorités parviennent à l'arrêter.
    Issus de deux mondes que tout oppose, ils n'ont aucune raison de se rencontrer... jusqu'au jour où le frère de June est assassiné. Persuadée que Day est responsable de ce crime, June se lance dans une traque sans merci... Mais est-elle prête à découvrir la vérité ?

     

    Êtes-vous prêts à entrer dans la légende? Vous ferriez mieux de l'être, car je vous présente ici, le bouquin le plus addictif au monde. Je vous conseille de le lire un jour où vous n'avez rien d'important à faire, parce que vous aurez du mal à décrocher, et j'ai juré sur la tête de ma mère je vous promets que vous allez aimer.

    Donc, commençons par le commencement, et pour une fois, évitons de parler de ma vie *tousse*. Racontée en deux temps par les deux protagonistes (June et Day), l'histoire de Legend se situe, comme un peu toutes les dystopies de ces derniers temps dans les Etats-Unis, des années et des années après nous, et plus particulièrement, à Los Angeles en Californie. Ici, nous évoluons donc dans un climat de guerre, de totalitarisme et d’inégalités, bref, de la dystopie comme on les aime, et pour le coup, Marie Lu n'a pas inventé l'eau chaude. Mais attendez, pas si vite...

    June Iparis a 15 ans et c'est une prodige. Une génie. En plus de faire partie de la crème de la société et d'être née avec toute l'argenterie dans la bouche, c'est le seul être humain depuis l'instauration de l'Examen (en gros un test obligatoire et sélectif des capacités qui détermine TOUT TON AVENIR), à avoir obtenu la note parfaite de 1500 points, soit 100%, soit 20/20, soit aucune faute.

    une prodige vous dis-je

    La petite vie parfaite de notre amie June aurait pu être douce et fraîche comme une habitante du Capitole de Ruby lambda sauf que de deux choses l'une :

    1. Elle désire s'engager dans l'armée, et le gouvernement est du genre très très chaud pour la laisser y aller vu ses capacités.

    2. Elle est une vraie petite rebelle en puissance.

    ALORS, comprenons-nous bien. June n'est absolument pas une rebelle de type Katniss Everdeen qui emmerde le gouvernement ainsi que les bourgeois du Capitole et fait de gros doigts à l'ordre établi. Ni même une Béatrice Prior qui est fondamentalement différente du reste du monde et qui défie les puissants pour sauver ses petites miches. Non. La petite June, étudiante à Drake c'est-à-dire l'Université militaire par référence de la République, elle, elle est plutôt du genre endoctrinée, confortée dans son endoctrinement, et qui ouvre la bouche pour qu'on lui fasse caca à l'intérieur. En plus d'être pleine aux as et bien lotie, elle ne se prend pas pour de la merde et a un mépris systématique pour les gens de classe sociale inférieure. De la vraie de vraie en somme. June est rebelle dans le sens qu'elle s'en tamponne un peu le coquillard des règles, des ordres et autres, qu'ils soient donnés par les supérieurs à Drake ou par son frangin Metias qui est lui capitaine dans l'armée. Elle est capricieuse et n'en fait qu'à sa tête. Je vous entends vous imaginer lui donner une paire de claques. Faites pas les innocents.

    Day de son côté, est son exact inverse. Ce n'est pas un génie, ni un prodige ni un membre de l'élite. Il est né et a grandi dans les bidonvilles du secteur Lake. Il a eu une note pitoyable à l'Examen, ce qui lui a presque valu la mort et vit maintenant dans la rue en se démerdant comme il peut pour survivre, avec Tess, une camarade d'infortune. Day de son vécu, est donc totalement opposé au gouvernement et prend presque un malin plaisir en les défiant de par son existence. Car en effet, comme il le dit lui même, il est la preuve vivante que le système n'est pas parfait, étant donné que Day est depuis quelques années le criminel le plus recherché (et non le plus dangereux) de toute la République. Il a donc une légère notoriété, on ne va pas se mentir.

    can't touch this

    C'est d'ailleurs de son côté, avec Day que notre histoire commence. Celui-ci observe, caché, son ancienne maison afin de guetter l'arrivée des militaires censés constater ou non si sa petite famille (composé de Maman, John le grand-frère et Eden le petit-frère) doit être mise en quarantaine. Car depuis quelques temps, une sévère épidémie sévit chez les prolétaires, et afin de réprimer le mal (et éviter qu'il atteigne les riches, faut pas déconner), régulièrement une patrouille vient vous voir, évalue si vous êtes un risque ou non, et pose une croix sur la porte de votre maison si vous l'êtes, afin de vous laissez crever comme des chiens. Sympa la vie chez Big Brother.

    Alors que Day nous apprend qu'il est plein aux as (bon, plein aux as mais pas trop oubliez pas que c'est aussi un prolo), que sa famille excepté son grand-frère John pense qu'il est mort, et après que sa mère et John se soient disputé et que son petit frère soit apparu à la fenêtre, le moment tant attendu arrive enfin, et enfin, la milice débarque et entre chez eux. Et y restent. Longtemps. Une heure. Puis, comme la vie ne fait pas de cadeaux aux personnages principaux de dystopies, la milice appose évidemment une croix rouge sur la porte de chez lui. Pire, il rajoute une barre en travers du X, du jamais vu.

    Pour notre amie June, les choses sont plus gaies. Du moins, si on les compare à celles de Day. Elle a été convoquée une énième fois dans le bureau de la secrétaire du doyen pour une énième connerie. Cette fois-ci, mam'zelle, s'est sentie investie d'une mission : celle de s’entraîner à escalader des bâtiments en un temps record, dans l'espoir d'égaler la vitesse d'un certaine criminel bien connu des services. "Si je ne le fais pas, qui le fera?", en gros. Après avoir pris le temps d'analyser la secrétaire et de se faire remonter les bretelles (et au passage de nous dire Ô combien elle est intelligente, trop forte, trop stylée et que nanana 100% à l'Examen ma gueule tu peux pas test), le frangin Metias arrive. Et le frangin est un poil vénèr. Tel la seule figure parentale qui reste à June (ses deux parents étant morts depuis longtemps), Metias lui passe un savon. Puis, quand même, parce que faut pas déconner et que waaah, elle a 15 ans elle monte des immeubles sans pression, il lui pose quelques questions de curiosité (de type combien de temps), et voilà, la tempête est passée. Il lui pardonne même son écart de conduite (et c'est gros écart qui a quand même mobilisé trois hélicoptères...) et rajoute que "Wesh, si c'est pour vaincre les Colonies, tout est permis!". Aaaah, la propagande.

    Une révulsion envers les pauvres plus tard, ils arrivent à bon port, à Ruby, le quartier des richous, dans leur petit appartement huppé. Metias est attendu pour le labo (l’hôpital) de Los Angeles afin d'assurer sa sécurité. Il dit alors au revoir à sa sœur en la mettant en garde contre les coupures d'électricité et en lui promettant de revenir avant l'aube parce qu'ils faut qu'ils causent tous les deux.

    Est-ce que vous sentez arriver le truc?

     Parce que Day, lui, il y est déjà au Los Angeles Central Hospital, avec une idée en tête : dérober des médicaments pour soigner sa famille. Les deux hommes se croiseront trois fois. La première, à l'entrée, lorsque Day fera semblant d'être blessé pour y accéder. Ils ne se parleront pas, ne se toucheront pas, mais se fixeront l'un l'autre, chacune des deux paires d'yeux braquées sur l'autre.

    La deuxième, Day a accompli sa mission et a pris ce qu'il a pu à l'hôpital. Toutes les alarmes ont été déclenchées, et alors qu'il prend la fuite, il croise Metias et ses sbires qui se lancent à sa poursuite.

    La troisième et ultime fois, c'est Metias qui le trouve alors qu'il s'apprêtait à disparaître, s'enfuyant par une bouche d'égout. Il l'interpelle, et ont leur premier et le dernier dialogue ensemble. Puis, alors que le capitaine pressait la détente de son fusil, le criminel, grâce à l'énergie du désespoir, lance son couteau avec force. Sans se retourner, il s'engouffre dans la bouche d'égout et s'en va.

    June, restée dans son appartement à Ruby, apprend finalement la terrible nouvelle. Impliquée par la commandante Jameson dans cette affaire, June jure alors solennellement de retrouver le meurtrier de son frère, meurtrier qui, de toute évidence semble être Day.

     le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle est déterminée la petite

    La toute première chose - ma foi futile - que j'ai adoré dans Legend, c'est sa couverture tout-à-fait magnifique. Encore plus magnifique dans d'autres versions, qui plus est. Deuxième chose, beaucoup moins futile et très importante, à lire absolument, chaque chapitre est daté et localisé. On connait le jour (on commence à compter à partir de la mort de Metias), l'heure, le lieu et la température/le temps.

    Ensuite, le fait d'avoir un récit à double narrateur, qui sont très différents et tout-à-fait pareils, et qui vont donc inévitablement se rencontrer (et si vous voulez savoir, je préfère quand c'est Day qui parle).

    Le rythme est soutenu et on entre très vite dans le vif du sujet, les éléments de l'intrigues sont éparpillés tout au long de l'histoire, et je vous conseille de faire gaffe à chaque petit détail. Et bien sûr, comme une histoire n'est rien sans personnages, parlons-en.

    J'ai l'habitude de juger une histoire par l'évolution de ses personnages (principaux ou secondaires). A ma première lecture de Legend, je détestais June. C'était vraiment un personnage antipathique qui avait toujours le dernier mot à qui j'avais envie de mettre des tartes pour tout ce qu'elle a fait. Quand j'ai relu le bouquin, je me suis rendue compte que June a bien changé à travers les pages. Déjà, le changement le plus flagrant est quand même que ce n'est plus une petite connasse prétentieuse et condescendante (enfin, presque plus) et qu'elle commence même quelque fois à douter de ses capacités, et prends même des décisions stupides et irréfléchies. Si elle ne s'est pas spécialement complexifiée dans Legend, je peux admettre qu'à mes yeux, après une bonne relecture, elle pète la classe. MAIS ! [SPOILER] Putain c'est pas possible comment CHACUNE de ses actions blesse Day, physiquement ou moralement. C'est un danger cette meuf. [/SPOILER]

    Et comme elle n'est pas la seule à briller sous les projecteurs, il faut aussi parler de Day, et pour être honnête, j'ai un crush sur lui. Genre, sérieux. Il est marrant, vrai, intelligent et fidèle, surtout lorsqu'il aime, il aime sincèrement. Dommage le sort se soit acharné sur lui...

    Le plus gros point fort de Legend, c'est sa diversité. J'en ai déjà parlé, mais les personnages ne sont pas tous des canons de beauté Hollywoodiens ou ne correspondent pas aux standards actuels. Par exemple, June a des origines caucasienne et amérindienne et Day, anglo-asiatiques. Un beau mélange en somme. Même des personnages secondaires comme Tess ou Kaede, ont des défauts physiques, ou des tatouages, ce qui me change des dystopies où tout le monde est beau (et blanc) et sans défaut. Si vous voulez voir les dessins de Marie Lu de ses propres personnages, voici un de June et un autre de Day. Pour le reste, rendez-vous sur son DeviantART!

    Les deux défauts que je peux attribuer à ce premier tome, sont que les personnages principaux sont extrêmement jeunes (15 ans pour le duo de tête), ce qui donne lieu à des scène un peu bizarre voire gênantes avec des gens bien plus âges. On en oublierai presque qu'ils sont encore des ados des fois, ce qui n'est pas plus mal, mais qui me donne vraiment une impression bizarre, ainsi qu'une légère impression que l'histoire est des fois précipitée. Et que lorsque June et Day se décrivent l'un l'autre, punaise, on dirait qu'ils décrivent la Septième Merveille du monde. J'ai trouvé hyper cliché, le premier coup d’œil et bon, regard comment chuis trop bg, attirance, etc... Cependant, l'histoire d'amour entre ces deux-là est très, très intéressante(à suivre dans les prochains tomes)

    En bref, Legend, tout premier tome de la trilogie de Marie Lu a été l'élément déclencheur de mon amour de la dystopie young adult. Ce roman est millimétré avec une histoire très prenante, des rebondissements et des personnages attachants et atypiques. Même si le couple phare semble légèrement cliché, leur histoire ne le sera pas, et ça, pour une dystopie YA, c'est très cool. J'ai adoré les technologies, le contexte et la description des lieux, et après la fin du livre, je n'ai eu qu'une envie, le relire en attendant d'avoir le suivant!

    Ma note : 17/20


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