• Arena 13 (Arena 13 T.1), un sympathique début

    Arena 13 (T.1/ J. DELANEY), un sympathique début

    Ma note : 14/20

    Fiche Technique

    Titre : Arena 13

    Genres : [Young Adult] Dystopie, Révolution, Action, Fantasy, Post-Apocalyptique

    Auteur : Joseph Delaney

    Année : 2016

    Pays d'origine :  Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni

    Nombre de pages : 390

    Adapté : Non

    Synopsis: Les temps sont funestes pour l’humanité qui a presque disparu de la Terre, vaincue par des machines douées de conscience. Les derniers humains vivent confinés dans le pays de Midgard, entourés par une infranchissable barrière de brouillard. Dans une citadelle vit une sinistre créature, Hob, qui exerce une tyrannie sanglante sur la population. Des arènes de combat ont été ouvertes… La plus populaire et terrifiante est l’Arena 13 : c’est là où combat Hob. Un jeune garçon de 16 ans, Leif, décide alors de l’affronter. Pour cela, il va alors convaincre le meilleur des entraîneurs, Tyron, de le former au combat…

     

    Ah, Joseph Delaney, le grand écrivain britannique qui nous a notamment servi la saga L'Épouvanteur, adapté (plus ou moins) sur le grand écran sous le nom du Septième Fils (Seventh Son). Son nom n'est donc pas inconnu aux amateurs de fantasy. 

    Arena 13 est le dernier petit né de la plume du J.K Rowling masculin (oui, j'ai osé cette comparaison) et joue un peu sur le même terrain que l'Epouvanteur.

    Grosso modo, dans un futur assez éloigné, dans un monde post-apocalyptique, les êtres humains se sont fait rétamer par leur propres créations : les djinns. A la Shingeki no Kyojin, la quasi totalité de notre espère s'est éteinte, et le reste est reclus dans un petit coin paumé : Midgard. Il leur est impossible de savoir ce qu'est advenu du monde, étant donné qu'il ne peuvent quitter Midgard qui est entourée d'un brouillard mystique qui n'a jamais laissé passer personne. Les êtres humains, qui auparavant, avaient touché du doigt une technologie plus que révolutionnaire sont tellement dans la dèche qu'ils se déplacent en calèche (véridique) et se tapent officiellement sur la gueule en combat singulier, comme au temps de César, dans la Roue. C'est un immense bâtiment à Gindeen - littéralement la seule ville du pays - qui abrite les treize arènes de combat dans lesquels les hommes de sexe masculin (j'insiste, les détenteurs des des chromosomes XY, déso les autres) s'affrontent pour le plaisir des yeux et le plaisir de l'argent. Parce que oui, même dans des conditions aussi pitoyables, le Saint Capitalisme survit. Le Saint Capitalisme survit toujours. 

    Arena 13 (T.1/ J. DELANEY), un sympathique début

    Terrorisée par Hob, un djinn sans pitié qui aspire les âmes, l'Humanité traverse de bien tristes années.

    Donc, notre histoire commence avec Leif, un adolescent de 15 ans au nom ma foi particulier. Ce dernier a marché, a beaucoup marché vu qu'il sort de la cambrousse de Mypocine, dans le sud de Midgard et est arrivé après deux semaines de marche, affamé, à Gindeen. Crevant la dalle, il assiste à un combat de bâtons entre deux jeunes hommes dans l'espoir de pouvoir participer pour se faire un peu de thune afin de casser la croûte. Le gars a confiance, après tout, c'était le meilleur combattant de bâton de son patelin. Bref, notre ami Leif se bat contre le champion du coin, Rob (à ne pas confondre avec Hob), et lui met une raclée. Avec l'argent des paris, il s'achète de quoi manger et se redonner un allure environ présentable et va, le jour suivant à la poursuite du destin de la destinée de son destin. Car voyez-vous son rêve à lui, c'est de se battre dans l'Arène 13, l'Arène où on risque continuellement sa peau, la plus prestigieuse et la plus dangereuse. Armé d'un ticket bleu gagné à la loterie qui donnait à n'importe qui l'ayant gagné de se faire entraîner au combat par l'un des meilleurs Maîtres de lame de Gindeen, Leif part à la rencontre de Tyron, la crème de la crème dans le secteur.

    T-Y-R-O-N. Je pose ça là pour les fans de Game of Thrones qui liront Tyrion comme moi, du début à la fin.

    damn

    Enfin bref, Tyron donc, le meilleur Maître de lame de Gindeen et accessoirement l'un des types les plus pété de thunes du coin accepte une entrevue avec Leif mais n'est absolument pas chaud pour le prendre comme apprenti. Après insistance, Leif finit par décrocher une visite à la Roue, et même le luxe de voir un p'tit combat à mort, ça fait plaisir. A force de détermination de la part de notre personnage principal, Tyron cède et le prend donc sous son aile. Hébergé chez lui, il fera la connaissance des deux autres apprentis de Tyron : Palm le gosse de riche et Deinon le nerd, et de la petite famille, Tina la fille aîné de Tyron qui est mariée à un certain Kern, lui aussi combattant dans l'Arène 13, et sa fille cadette Kwin alias le gros cliché sur patte alias la tsundere du roman.

    Arena 13 (T.1/ J. DELANEY), un sympathique début

    ça la joue thug devant papa mais c'est du flan

     Ce beau petit monde va évoluer autour de l'entraînement de combattant et de la terriblement menace de Hob qui plane constamment sur la ville.

    Pour être honnête, j'ai pris plus d'un mois pour finir ce livre, qui pourtant m'avait littéralement tapé dans l’œil. Déjà pour sa couverture extraordinaire et parce que son auteur c'est juste Joseph Delaney, celui qui m'a fait passé deux ou trois nuits blanches à lire l'Epouvanteur. Ensuite, il faut dire que le prologue claque, mais je vous dit rien, je vous laisse découvrir.

    Ensuite, la mise en page est particulièrement belle, les chapitres ont un titre et il y a même une petite citation qui illustre un peu ce qui va s'y passer. J'ai toujours trouvé ça cool, surtout lorsque les citation sortent de livres sacrés créés par l'auteur, ça donne vraiment une dimension au récit.

    Autre truc sympa, l'univers est super riche et rempli de références à notre époque et à des époques antérieures, voire même à la mythologie - en particulier scandinave - puisque Midgard censée être la terre des hommes. Il y a un vrai vocabulaire utilisé couramment dans le récit - et pas juste pour faire joli - qui est facile à assimiler et super sympa.

    Derrière ses allures de fantasy, Arena 13 est en fait un roman supprimant la fine barrière entre la magie et la technologie et faisant cohabiter et parfois même fusionner. Et niveau intrigue, même si en bon roman d'apprentissage la grosse majorité du bouquin se concentre sur les progrès de Leif, mais on a le droit à quelques révélations surprenantes et des scènes très excitantes.

    Si j'avais un truc à reproché à Arena 13, je dirai ses personnages clichés, dont trois en particulier : Kwin, Deinon et Palm. Si Deinon a réussi à s'attirer ma sympathie, il reste quand même un personnage déjà vu et revu, pas sûr de lui, pote avec le héros, qui est nul en combat mais est hyper intelligent et excelle en programmation/ dans la technologie en général. Le nerd quoi. Pour Palm, c'est la même chose, le gosse de riche pourri gâté qui se croit supérieur à tout le monde. Oui, je sais que le syndrome du gosse de riche pas arrogant agace certains parce qu'il semble déconnecté de la réalité, mais déso Palm est insupportablement agaçant de stupidité. Aveuglé par le fric de son papa il se permet n'importe  quoi et je rêve de pouvoir me téléporter dans le récit pour lui foutre une claque bien juteuse. Je sais, c'est l'effet recherché par l'auteur et qu'on est qu'au tome 1, mais il est pas profond ce gamin, ça m'enrage. Et en parlant d'enrager, attaquons le gros morceau : Kwin.

    Arena 13 (T.1/ J. DELANEY), un sympathique début

    j'ai des choses à dire

     Honnêtement dès le début lorsqu'elle commence par faire la méchante en dévisageant Leif hostilement, j'avais envie de hurler. Ça se sent un peu à des kilomètres qu'ils vont se pécho, vu que dès le début, il la trouve bonne belle, même avec une grosse cicatrice qui lui orne le visage et une tête de pitbull. Enfin bref, si c'était son vrai caractère, j'aurais compris, mais c'était juste un masque pour faire genre. Waah, trouve plus tsundere que ça s'il te plaît. Une bonne vieille fille à papa têtue et prétentieuse qui attire Leif dans les pires merdes. Le seul truc qui lui donne un peu de style, c'est son obsession pour le Trig - le combat dans l'Arène 13 - qui lui donne probablement pour objectif d'être la première femme à se battre dans l'Arène 13. 'Fin avec Tyrion Tyron comme père, c'est en peinture qu'elle verra l'Arène, ha!

    Arena 13 (T.1/ J. DELANEY), un sympathique début

    [SPOILER] Sans compter le Syndrome de la malédiction de l'homme bon, qui dit en ces termes que tout personnage un tant soit peu sympathique, ayant une famille heureuse et des plans d'avenir crèvera sans pitié par le méchant de l'histoire pour donner au héros une raison de plus de se battre. J'vous laisse deviner qui est passé à la trappe [/SPOILER]

    Parlons un peu de Hob, le méchant et de Leif, le personnage principal. Si Leif n'a rien de bien transcendent qui aurait pu me faire développer un peu d'amour ou de compassion envers lui,il faut avoir qu'il a du cran. Perdre ses deux parents, faire deux semaines de route A PIEDS, de Mypocine à Gindeen, se faire entraîner par Kern et Tyron ET supporter Kwin et Palm, c'est extrêmement chaud. J'ai hâte qu'il prenne un peu de volume  dans le tome suivant, après tout ce qui s'est passé et qui est censé se produire.

    Hob quant à lui, est un méchant classique, qui est un sale type juste pour le plaisir d'en être un. J'espère aussi qu'il gagnera en profondeur et en intensité, parce qu'un antagoniste creux et sans but à part casser les pieds des gens, c'est hyper relou. 

     

    En conclusion, Arena 13 premier du nom a été un peu long à lire, mais une fois bien plongée dans l'univers, je n'ai pas regretté. J'attends le tome 2, et j'espère qu'il m'en mettra plein la vue, c'est quand même Joseph Delaney qui l'écrit, ça ne peut être que bien.

    Ma note : 14/20


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